Les missions du consultant

4 mai 2017

Extraits de conversation – Virginie, Jean-Baptiste, Samuel et Brice répondaient à vos questions en direct lors du chat-vidéo organisé avec Job Teaser. Retour sur les missions et le quotidien des consultants. 

NICOLAS : Pouvez-vous nous décrire votre quotidien et un exemple de mission ?

JB : Il n’y a pas de quotidien « type » à proprement parler, ce sont plus des missions, des méthodologies qui vont se ressembler et qu’on va mettre en application. Par exemple, l’année dernière, un opérateur téléphonique nous a sollicité pour définir sa stratégie interne des objets connectés appliquée au transport et à la supply chain. On a donc appliqué une méthodologie classique : la première étape c’est de s’intéresser à la technologie, savoir ce qui en fait la valeur, puis on la compare à d’autres technologies pour déterminer sa différenciation et voir comment elle va s’appliquer au secteur. (…) En fait, tu prends un besoin qui est très large à la base et tu le rétrécis pour déterminer une roadmap de quelques cas d’utilisation que tu vas ensuite mettre en œuvre.

V : C’est vrai que sur les aspects réalisation/développement, il y a une petite trame qui recouvre plusieurs aspects : compréhension du métier de notre client, phase de réalisation, phase de développement, tests, participation aux aspects de conception de solutions… Après il y a aussi un aspect expertise où on sera plus sur du conseil au client pour pouvoir l’aider à dresser ses solutions, ses offres. Il y a également la possibilité de travailler sur des projets internes qui vont demander d’adresser de nouvelles technologies, de nouvelles offres. Par exemple, on a en interne un projet blockchain en cours, le Talancoin qui sera la monnaie virtuelle de Talan. Elle aura pour but de valoriser les initiatives des collaborateurs ou des groupes de collaborateurs. On peut donc à la fois être sur un quotidien projet tout en s’investissant sur des projets internes.

JB : C’est ce qui fait finalement notre capacité à répondre aux enjeux du client. La blockchain, par exemple, énormément de clients se posaient la question de savoir comment cela pouvait s’appliquer sur leur corps de métier. Le fait de réaliser un POC (Proof of Concept) en interne nous permet de nous former, de forger nos propres convictions et de les transmettre à nos clients.

MARTIN : Quelle différence entre les missions juniors et expérimentés ?

JB : On est encore en train de se structurer, du coup il n’y aura pas un stagiaire, un junior, un expérimenté, un manager etc. sur une mission mais plutôt des équipes de 2-3 personnes et la répartition se fait au fur et à mesure en fonction de la charge de travail, en fonction des capacités et des connaissances. Il n’y a pas des missions « pour les juniors » et « pour les expérimentés ». Par contre, je vous rassure, vous ne serez pas lâché dans la nature mais toujours accompagné par quelqu’un qui connaît le secteur et le client.

V : Les juniors sont quand même priorisés sur les missions où il y a déjà une équipe en place. Les expérimentés peuvent être sur des missions d’expertises, réellement chez le client, qu’un junior ne pourra pas faire car il va manquer de recul et d’expérience.

ISHAM : Quel est l’aspect le plus challengeant du métier de consultant ?

JB : Tout est dans la question, c’est challenger et se challenger ! Le propre du métier de consultant c’est de faire des recommandations à son client, arriver à mettre en avant une stratégie, un avis, une opinion sur une problématique donnée. Ce qui est challengeant du coup c’est d’être intimement convaincu des recommandations que tu donnes à ton client.  Et pour ça, le seul moyen est d’apprendre au quotidien. Il faut être assez humble et se dire que tu ne connais pas forcement tout et apprendre aux côtés d’autres personnes, afin d’apporter un œil neuf, externe dans le but d’harmoniser tes processus et d’optimiser la manière dont tu travailles. L’idée c’est d’arriver à pousser tes recommandations tout en restant humble.

V : Convaincre et détecter des opportunités aussi. En interne, on a beaucoup de réunions qui passent à travers des LabZoom (petit format de formation) qui permettent aux consultants de savoir ce qu’il se passe sur d’autres missions, ce qui nous aide à détecter les opportunités.

IMANE : Pour quelles raisons avez-vous choisi de devenir consultant ?

JB : Tout simplement car je ne savais pas vraiment quoi faire en sortie d’école d’ingénieurs, je n’avais pas envie de me spécialiser et intégrer une grande entreprise où j’allais devoir rester plusieurs années sur le même poste sans évoluer. Je voulais voir tous les métiers possibles et imaginables en France, pour avoir plusieurs postes différents, plusieurs secteurs d’activités différents. Je reste dans le conseil car j’adore être challengé au quotidien, changer de mission et changer de contexte.

V : Découvrir de nouvelles organisations clients, de nouveaux besoins… On change de mission tous les deux ou trois ans à peu près, ce qui fait qu’il y a du nouveau tout le temps. Nos métiers liés à la transformation digitale font aussi qu’il y a une évolution technique très forte, on apprend tous les jours, on ne peut pas rester sur des acquis.

JULIE : Dans quelle mesure peut-on être polyvalent chez Talan ?

B : Il n’y a jamais de portes qui sont complètement fermées. Ce n’est pas parce qu’on est un peu plus technique ou un peu plus fonctionnel qu’on ne peut pas devenir chef de projet ou encore faire une interface entre plusieurs clients.  C’est au cas par cas et en fonction des discussions que l’on a avec ses managers.

S : Il y a aussi la volonté d’accompagner le client au maximum dans son projet. Typiquement dans mon équipe, une personne est arrivée pour intervenir en amont du projet, pour formaliser un besoin client. Finalement, un an après, cette personne est encore là alors que la phase d’expression du besoin est largement terminée, on est maintenant sur une phase d’implémentation. La personne peut donc acquérir de nouvelles compétences et le client peut avoir les mêmes interlocuteurs.

YU : Qu’appréciez-vous le plus dans votre travail ?

S : Personnellement c’est le changement, c’est le fait d’arriver le matin et de ne pas savoir ce qui va nous tomber dessus. C’est de ne pas avoir un travail « plan-plan » et être stimulé au quotidien.

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